Mes Portraits

Je déteste la mousse au chocolat, même si « elle est faite maison »
Je ne supporte pas d’avoir les mains moites même après les avoir lavées quinze fois, ni d’entendre les cris d’une engueulade.
J’aime pas la trilogie du Seigneur des Anneaux et toute la folie qui a suivi.
J’abomine les yeux d’Anthony Perkins à la fin de Psychose et la tête de Jack Nicholson dans Shining.
Je déteste le golf et les joueurs de golf.
J’exècre les gens lourds mais trop gentils pour qu’on le leur dise.
Je me hais d’adorer être méchante de temps en temps.
Je hais l’inhumanité d’aujourd’hui et cette hyène de Fogiel.
J’aime pas la télé réalité ni le « Top 50 » parce que ça rend con.

Je kiffe les séries débiles pour ados prépubères parce que j’ai peur de grandir, et le cinéma de Tim Burton.
Je suis fan de Boris Vian et de l’écriture trash de Virginie Despentes.
Je suis éblouie par le Barcelone de Gaudi et les villages de mon enfance.
J’aime les sports extrêmes et la moto.
J’aime l’odeur de l’essence, de la terre après la pluie, et l’été, de l’herbe qu’on vient de couper.
J’aime entendre siffler le vent dans les arbres d’Ariège.
Je m’affole quand j’embrasse la peau douce et salée de ton dos.
J’adore « Glory Box» de Portishead et « Where is my mind ? » des Pixies. Ça me fait revivre de précieux moments.
J’aime boire de l’absynthe et de la vodka pure -allez cul sec !- avec mes potes et être réveillée par le son de leurs guitares électriques.
J’aime rire.
J’aime détester le côté “tête en l’air” de Chloé.
Je jubile quand elle me dit « T’avais raison Joana ».  

 Photo : La photocopieuse

  
  L’angoisse du temps

Joana Auclair, 18 ans, étudiante en journalisme, entre marginalité familiale, blessures intérieures et joie de vivre apparente.

Joana Auclair pourrait être un personnage de Virginie Despentes. Sa mère est arrivée hier soir, elles sont allées boire à profusion dans un bar à absinthe, pour se finir à la vodka dans son appartement. Ce matin, en plus de sa gueule de bois, Joana est malade. A n’importe quelle autre personne, il semblerait étrange de prendre une cuite avec sa mère, mais « elle est pire que moi » avoue-t-elle avec un sourire. « J’ai choisi de lui ressembler », autodidacte, bilingue, opportuniste, c’est ainsi que Joana la décrit. « Roots », ce sont ses parents, « ils ont une vision du monde assez marginale, et un espoir profond en l’Humain ». « Mon père est un artiste, musicien, il a un don. Je le respecte beaucoup pour sa vie », oui, mais il n’est pas très présent, souvent en voyage. Et lorsqu’il est en France, c’est chez sa mère qu’il dort, malgré leur séparation, avant la naissance de Joana. C’est dans une semi-fascination qu’elle raconte leur vie. Elle-même qui a des limites, et les rancoeurs de leur refus de la hiérarchie se font sentir : « je ne veux rien apprendre de ma mère, elle a pu faire des erreurs, je lui en ai voulu et, inconsciemment, je me suis dit qu’elle n’avait rien à m’apprendre puisqu’elle aussi se trompait ».
Si l’on inventait la machine à remonter le temps, Joana en serait probablement le cobaye. « Je peux passer des heures à ressasser les souvenirs, les bons moments, profiter de ce silence intérieur », une voix calme et posée. « L’une de mes plus grandes angoisses, c’est les problèmes de mémoire, de ne pas me souvenir du passé », alors, ses mains se crispent sur son écharpe, une étincelle d’effroi parcourt son regard «  c’est impensable de ne pas se rappeler ! ». Sa plus grande souffrance ? « Vieillir, devenir adulte ».
Faute de grive, on mange du merle paraît-il… Pas si sûr, si elle ne devient pas journaliste, ses études lui auront au moins permis un enrichissement personnel. Donner de son temps au gens, les aider en leur montrant une présence, « être moins égoïste », c’est ainsi qu’elle dégusterait son merle. Et, paradoxalement, elle ne croit qu’on puisse encore changer les choses, « on est à un point de non-retour, il faudrait tout recommencer à zéro, ma plus belle utopie ! » comme elle dit.
La névrose n’atteint pas le nombre des années. « J’aime me torturer » avoue-t-elle dans un calme déroutant. Les autres ont une image erronée d’elle-même, « ils ont l’image que je veux bien leur donner ». La vraie Joana ? « Quelqu’un de profondément triste et mélancolique ». « J’aime provoquer les gens, leur faire violence pour leur rappeler leur humanité ». Devant un miroir, elle ne voit qu’un corps, un corps qu’elle a l’impression de ne pas connaître. Elle se définit comme un « esprit », l’enrobage ne compte pas, ou du moins, elle ne le conçoit pas.
L’Humanité derrière la violence. Un livre dont elle serait l’héroïne : « changer le monde ou changer de sexe ».

 

Laurline Danguy

 

Mon pays…

 

Au cours de notre célébrissime atelier d’écriture, chacun à dû décrire chacun par une phrase.
Voici comment les autres me voient…

Maxime : Il y a plus dévergondée qu’elle, oui, il en existe !
Adrien : Inépuisable : mérite la palme du dynamisme.
Chloé : Éternelle enfant.
Amélie Griveau : Grande adolescente, faussement forte.
Laurline : Surprenante, attachante par son exubérance.
Julie Azemar : La folie faite femme.
Coralie : Arriver à la cerner c’est tout de suite l’aimer, delà la supporter…
Rania : Notre rayon de la classe. Elle a toujours le mot pour nous faire rire. Amirati.
Léo : Calme, ne crie pas, n’est pas tactile et surtout, surtout sexophobe.
Paul : La force jamais tranquille.
Bertrand : Un lapin Duracell.
Amélie Meunier : Au début de l’année je ne l’ai pas reconnue car la première fois que je l’ai vu elle était toute calme et discrète, normal : elle avait très peu dormi !
Laura : Le punch tout en finesse, le caractère tout en « finesse » (une finesse bien à elle, il faut dire) et surtout, toujours « à fond les ballons !! ».
Amélie Maurette : Calme et discrétion, toujours !
Aurélie : Tout en décibels.
Julie Tomei : Mais que se cache t-il derrière tant de provocation ?
Victor : Sea, sex and drugs.
Clara : Celle qui fait « pouet » en dansant.
Christophe : Quelques cachets lui feraient le plus grand bien.
Danyl : Elle marche avec des piles superpuissantes, la chance !

Photo : Fantômas ?

 

Laisser un commentaire