Driiig ! Je me lève, « la tête dans le pâté », comme on dit si bien, et c’est pas si bien dire finalement. Je suis en retard. J’attrape mon sac et claque la porte. Mon écharpe reste coincée. Ça commence mal.Je dévale les escaliers et capte mon bus de justesse. Le chauffeur se moque de moi « il faut moins faire la fête ma petite ». Comment lui expliquer que j’ai passé la soirée à réviser mon partiel d’anthropologie culturelle sur la question du passage de l’autonomie à l’hétéronomie par le processus de sécularisation ? Un sourire suffira. J’écoute mon mp3, puis, en attendant l’autre bus, j’achète un chocolat chaud – « Pas trop rempli siou plait » – et monte. Il démarre, je me renverse du chocolat partout : il était trop rempli. J’arrive à l’IUT, en retard parce que c’est toujours quand je suis là que les contrôleurs décident de faire leur travail. Coralie me demande si je vais bien. Un sourire suffira. Je suis mi-zombie, mi-guimauve. La journée est finie. Fred vient me chercher et se plaint du « temps qu’il passe dans les embouteillages ». Arrivée chez moi, je range les désastres du matin et veux relire mes cours, mais il a piqué mon ordi pour faire de la musique. J’essaye de regarder la télé malgrè le « bruit ». Enfin, il me dit qu’il a « pas sommeil » et s’endort en cinq minutes, me laissant seule avec mes démons de vie d’étudiante. Un sourire suffira.
Joana Auclair

un sourire suffit pour illuminer une journée et oublier toutes les tetes qui nous ont ignorer
Un sourire suffira…ou pas !!! des fois suffit d’une bonne grosse geulante pour que LE sourire suffise… Le plus important c’est de vivre sans se contenir.